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La plombémie est utilisée comme indicateur de contamination. Cependant, elle ne constitue qu'une indication ponctuelle de l'imprégnation et ne permet pas de renseigner sur une intoxication antérieure et encore moins sur les effets du plomb sur l'organisme. L'imprégnation pathologique ou exposition dangereuse est prononcée au-delà de 700 µg/l de sang.
Pour mieux se rendre compte d'une intoxication présente, il faut procéder à la plomburie qui mesure la présence du plomb dans l'urine. 80 µg par 24 heures est le taux limite accepté par la plupart des spécialistes. Dès 150 µg/24 heures, des symptômes cliniques se déclenchent rapidement.
La plomburie provoquée est considérée comme plus active pour les cas d'intoxication plus anciens. L'injection d'un chélateur du plomb (produit ayant une concordance avec le plomb) permet de favoriser l'expulsion du plomb par l'organisme : des rejets supérieurs à 700 ou 800 µg /litre sont considérés comme inquiétants.
Concernant le saturnisme, ces symptômes sont plus simples à diagnostiquer au stade clinique. Les principaux signes sont la colique de plomb, souvent la première manifestation d'entrée dans la phase clinique d'une intoxication chronique et les lésions rétiniennes. Les manifestations rénales, nerveuses et neurologiques sont synonymes de symptômes cliniques alarmants et imposent un dépistage immédiat.
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