Le diagnostic internet

Page mise à jour le 04 septembre 2013

Diagnostic internet

Initialement programmé pour intégrer la liste des diagnostics immobiliers les plus importants, le diagnostic de performance internet (DPI) a finalement essuyé un refus de la part du gouvernement et n'est désormais proposé que par un petit nombre de diagnostiqueurs.

L'intérêt du diagnostic internet

Sans être primordiale, la capacité d'un logement à disposer d'une connexion internet performante représente un critère de choix sur lequel les acquéreurs potentiels portent une attention grandissante.

A une époque où le tout numérique semble devoir s'imposer, le fossé se creuse irrémédiablement entre les biens immobiliers profitant d'un accès internet, ceux qui en sont dépourvus et, par extension, entre leurs occupants respectifs.

Afin d'évaluer les capacités numériques d'un logement (qu'il s'agisse d'une maison ou d'un appartement), un regroupement de diagnostiqueurs, soutenu dans son action par le sénateur Hervé Maurey, décidait au cours du mois d'avril 2011 de mettre sur pieds une toute nouvelle expertise : le diagnostic de performance internet (DPI).

Diagnostic internet : principe général

Tout comme le DPE (Etes-vous soumis au diagnostic de performance ernergétique ?) duquel il puise son inspiration, le DPI prend la forme d'un examen minutieux du logement permettant l'élaboration d'une étiquette de performance internet propre à ce dernier. Une fois établie, cette étiquette pourra ainsi renseigner d'éventuels acquéreurs du bien sur la qualité de sa connexion internet mais également sur de possibles raccordements ultérieurs.

Réalisé en même temps que les différentes certifications obligatoires à toute vente, l'examen internet d'un logement devait initialement être proposé gratuitement par le professionnel.

Le diagnostic internet pas à pas

La réalisation d'un DPI s'effectue en plusieurs étapes bien distinctes. La première d'entre elles consiste en un contrôle visuel du logement par le professionnel en charge de l'expertise. En déterminant les points de raccordement internet du logement ou encore le nombre de prises téléphoniques, ce dernier pourra être en mesure de dresser un premier bilan concernant les possibilités numériques du bien.

Muni des informations recueillies lors de sa visite du logement, le diagnostiqueur peut ensuite procéder à une deuxième phase de contrôle : tester le potentiel du bien en termes de connexion internet. Pour cela, il soumettra les coordonnées du logement auprès de chaque fournisseur d'accès internet qui pourront ensuite le renseigner sur les performances d'une éventuelle connexion (possibilité de bénéficier de la fibre optique, des services de télévision numérique ou tout simplement de l'ADSL).

Enfin, le diagnostiqueur établira l'étiquette de performance internet propre au bien immobilier contrôlé. Celle-ci classera le logement au sein de l'une des 7 classes prédéfinies par le diagnostic internet. Une classe A sera ainsi attribuée à un appartement équipé de la fibre optique ou bénéficiant d'un débit supérieur à 50 Mbps (Mégabits par seconde) alors qu'une classe G désignera un bien immobilier doté d'une connexion internet bas débit voire d'une connexion inexistante.