Le diagnostic incendie

Page mise à jour le 04 septembre 2013

Diagnostic incendie

Pourquoi effectuer un diagnostic incendie ?

2 minutes... c'est l'intervalle de temps entre deux départs de feu en France ! Statistiquement depuis les années 1990, en France, le nombre d'incendies a presque doublé selon le Ministère du Logement.

Sur le plan humain cela représente « près de 800 décès chaque année suite à un incendie et 3 000 blessés graves avec invalidité lourde ». Dysfonctionnement d'une installation électrique, court-circuit ou négligence, quelle qu'en soit la cause ce ne sont pas moins de 250.000 logements qui seraient ainsi chaque année la proie des flammes.

Bien souvent ignoré, les incidents liés de près ou de loin à un incendie sont la seconde cause de décès par accident domestique chez les enfants de moins de 5 ans. 1 français sur 3 aura d'ailleurs au cours de sa vie à faire face à un incendie.

Parmi les causes principales des incendies, 25% des départs de feu sont d'origine électrique. Pour parer à cela un diagnostic incendie permettra en mesure préventive d'anticiper les risques liés au ravage du feu. Evaluation du risque d'incendie, diagnostic électrique et détecteurs de fumée sont les mesures principales à mettre en œuvre pour ne pas voir votre bien immobilier partir en fumée !

Diagnostic incendie : définition

Comme les diagnostics radon et légionellose, l'expertise incendie est facultative.

Toutefois son caractère facultatif peut paraître incohérent, car un examen de ce type peut parfois sauver des vies. En effet 25% des incendies recensés sont causés par le dysfonctionnement d'une installation électrique ! L'intérêt d'un tel contrôle revêt donc ici toute son importance. Car outre une éventuelle maladresse, son utilité dans un logement ancien notamment n'est pas à démontrer.

Astuce : Pour parer à toutes les éventualités et sécuriser au mieux son logement, il peut être judicieux de réaliser conjointement les diagnostics incendie et électrique.

Comment se déroule le diagnostic ?

Comme son nom l'indique, le diagnostic incendie permettra de déterminer les déficits du logement en matière de sécurité face à un éventuel départ de feu. Son objectif principal est la prévention du risque.

Le diagnostiqueur devra à la suite de son inspection établir les principales actions jugées adéquates et proposer des solutions techniques adaptées aux diverses situations de risques. En plus des préconisations, dans son rapport le diagnostiqueur devra prendre en compte les travaux et aménagements à effectuer. Cette analyse du risque d'incendie devra permettre à l'expert de dresser plusieurs scénario de départ de feu et ainsi définir le niveau de sécurité global du logement.

Un diagnostic important pour la sécurité des ERP

Chaque établissement accueillant du public et proposant des locaux d'hébergement (plus communément appelés des ERP), a, depuis l'adoption d'un arrêté datant du 24 juillet 2006, l'obligation de se conformer aux normes de sécurité incendie en vigueur.

Parmi les assujettis aux normes de sécurité, nous pouvons citer : les hôtels, les maisons de retraite, les internats ou encore les colonies de vacances. Dans ce contexte, la réalisation d'un diagnostic immobilier incendie n'est pas superflue. Il pourra permettre d'établir avec précision les démarches à entreprendre dans le cadre d'une éventuelle remise aux normes et préconisera les plans d'action à mettre en place.

Astuce : Si vous êtes concerné par cet arrêté, vous avez jusqu'au 4 novembre 2011 pour procéder aux travaux éventuels de mise en conformité.

Un gage de sécurité pour les particuliers

Le diagnostic incendie est facultatif, c'est un fait. Mais, même si rien ne contraint les particuliers à effectuer cette évaluation, la réalisation de celle-ci par un professionnel n'est pas inutile.

Grâce à sa vision globale de la structure du bien immobilier et à son exposition aux dégâts liés à un départ de feu, le diagnostiqueur pourra préconiser un ensemble de mesures de protection à mettre en place au sein du logement. Les résultats de ce diagnostic immobilier, seront autant de mesures de prévention contre un incendie qui peut ravager une maison ou un appartement en très peu de temps.

Les mesures de prévention seront certainement simples à mettre en œuvre : pose d'extincteurs ou installation de porte coupe-feu par exemple. Ces préconisations peuvent aussi s'accompagner de conseils sur le type et le nombre de détecteurs de fumée à installer.

Détecteurs de fumée : présence obligatoire !

Depuis la genèse en 2005, l'instauration de détecteur de fumée aura pris du temps. La proposition de loi initiale au parlement est devenue réalité : la présence de détecteur de fumée au sein d'un bien immobilier est désormais obligatoire.

Après de nombreuses tractations, une commission paritaire du Parlement rendait obligatoire à partir du 13 janvier 2010 l'équipement d'un ou plusieurs détecteurs de fumée dans l'ensemble du logement.

Le texte précise que « l'occupant d'un bien immobilier, qu'il soit propriétaire ou locataire, aura désormais 5 ans (soit jusqu'en 2015) pour installer des détecteurs de fumée de type DAAF aux points stratégiques de son habitation ».

Par conséquent même si le texte de loi préconise l'installation d'un détecteur de fumée par niveau, l'analyse du risque d'incendie au sein de votre habitation permettra de déterminer précisément les zones sensibles qui seront à équiper en priorité.

La réalisation de ce diagnostic immobilier dédié spécifiquement aux risques d'incendie, vous permettra de vous équiper de détecteurs de fumée homologués et constituera un premier pas vers la sécurisation de votre logement.

La norme DAAF pour les détecteurs de fumée

Le marché des détecteurs de fumée est en pleine expansion. De nombreuses références existent et parfois la qualité (et même la conformité) des détecteurs n'est pas au rendez-vous, alors même qu'il s'agit d'un dispositif de sécurité essentiel. A noter que les détecteurs de fumée seront obligatoires dans tous les lieux d’habitation en mars 2015

Pour harmoniser le marché une loi a été adoptée en janvier 2010. Cette loi impose dans l'ensemble des logements l'installation de détecteurs de type DAAF (Détecteur Autonome Avertisseur de Fumée).

Les prix de ces détecteurs DAAF oscillent entre 10 et 50 euros. Le détecteur devra obligatoirement porter la mention CE associée à la norme européenne EN 14604. Ainsi depuis le 1er août 2008, seuls les détecteurs de fumée présentant ces deux inscriptions (sigle CE + norme EN 14604) sont autorisés à être commercialisés.

Ces dispositions sont faites bien évidemment pour éviter la contrefaçon dans un marché à fort potentiel.

Conseil : N'achetez que des détecteurs de fumée faisant figurer la norme CE et EN. La seule présence de la mention DAAF ne suffit pas à vous garantir la conformité de votre détecteur de fumée.