Ségolène Royal tire un trait sur le diagnostic air intérieur

30/09/2014 à 16:11 - Diagnostic immobilier - Par - Réagir

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Si le gouvernement semblait avoir pris la mesure du problème sanitaire que représente la pollution de l'air intérieur que nous respirons, ce qui aurait pu devenir une cause d'envergure nationale aura finalement cédé devant des préoccupations bien plus matérielles. Par voie de communiqué, la ministre de l'Ecologie a en effet annoncé l'abandon pur et simple d'un diagnostic air intérieur visant notamment les crèches et les écoles.

Diagnostic air intérieur : entre nécessité...

En septembre 2013, à l'occasion de la Conférence environnementale, Marisol Touraine et Philippe Martin, alors respectivement ministre de la Santé et de l'Ecologie, précisaient que "la feuille de route pour la transition écologique prévoit que le plan de rénovation thermique des logements s'accompagnera d'une vigilance particulière sur la qualité de l'air intérieur. Il n'en fallait pas plus pour que les professionnels du secteur ne voient poindre la perspective d'un diagnostic immobilier obligatoire relatif à la qualité de l'air que nous respirons au sein de nos logements. Un diagnostic qui apparaissait même nécessaire au vue des conséquences de ce type de pollution, non seulement sur la santé des occupants mais également en termes de finances publiques. A en croire l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), entre la prise en charge des soins, les coûts de la recherche ou encore la perte de production due aux arrêts de travail, la mauvaise qualité de notre air intérieur générerait ainsi un coût annuel de près de 20 milliards d'euros.

...et absurdité

A compter du 1er janvier 2015 devait donc entrer en vigueur un diagnostic immobilier obligatoire destiné à contrôler la qualité de l'air dans les établissements de la petite enfance (crèches, écoles maternelles, centres aérés). Une initiative louable issue de la loi du 12 juillet 2010 qui ne semblait toutefois pas faire l'unanimité. Ainsi, dès le mois de mars 2013, Alain Lambert, président UMP du conseil général de l'Orne, et Jean-Claude Boulard, maire socialiste du Mans, remettaient un rapport au Premier ministre dans lequel ils n'hésitaient pas à décerner à ce diagnostic le "deuxième prix des normes absurdes". Plutôt que d'imposer à des collectivités parfois en délicatesse avec leur budget la réalisation d'une expertise coûteuse et complexe, Alain Lambert et Jean-Claude Boulard estimaient qu'il était bien plus simple et économique d' "aérer régulièrement les locaux en ouvrant les fenêtres".

Un avis auquel semble aujourd'hui s'être rangée Ségolène Royal en tirant purement et simplement un trait sur le diagnostic air intérieur, le remplaçant par la diffusion du guide de bonnes pratiques Ecol'air, édité depuis maintenant 3 ans par l'Ademe.

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