Qualité de l'air intérieur : ce que prépare le gouvernement

16/05/2014 à 15:34 - Diagnostic immobilier - Par - Réagir

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Alors que le gouvernement semble progressivement prendre la mesure du problème tant sanitaire que financier que représente la pollution de notre air intérieur, le docteur Suzanne Déoux, présidente de l'Association Bâtiment Santé Plus, a souhaité faire le point sur ce sujet, évoquant au passage les actions d'ores et déjà engagées par les pouvoirs publics.

Air intérieur : le gouvernement engage une politique "draconienne"

Instigatrice du quatrième colloque « Défis Bâtiment Santé » dont les portes s'ouvriront le 22 mai prochain à la Cité des Sciences et de l'industrie de Paris, Suzanne Déoux est revenu sur les nombreux décrets qui réglementent déjà la qualité de l'air intérieur. Une législation qui, contrairement à ce que l'on aurait pu imaginer, s'avère selon elle "plutôt draconienne". Dans les faits, depuis le 2 décembre 2011, trois décrets ont été publiés afin de résoudre le problème relatif à la pollution l'air que nous respirons (une pollution dont le coût financier annuel a récemment été estimé à quelques 20 milliards d'euros).

Priorité aux crèches et écoles

En vertu des différents décrets déjà promulgués, à compter du 1er janvier 2015, l'air intérieur de chaque bâtiment recevant du public et notamment des enfants de moins de 6 ans (crèches, écoles, etc.) devra faire l'objet d'une surveillance poussée.

Les municipalités traînent la patte

Si l'on ne peut que se féliciter d'une telle obligation, Suzanne Déoux rappelle que celle-ci aura nécessairement un coût pour les municipalités (qui devront notamment faire appel à des organismes certifiés Cofrac afin d'évaluer l'aération des différents bâtiments). Le docteur regrette ainsi que, si les grandes villes semblent pleinement jouer le jeu, les communes de moindre importance ne puisse le faire faute de budget suffisant. "Comme d'habitude, lorsqu'il y a une nouvelle réglementation, certains font le travail, d'autres attendent le dernier moment", souligne-t-elle dans un entretien accordé au site Batiweb.

Face aux difficultés financières que peuvent rencontrer certaines municipalités, cette obligation de surveillance de la qualité de l'air intérieur pourrait bien se voir reportée. Néanmoins, Suzanne Déoux espère "qu'après cette première échéance, les municipalités seront prêtes pour 2018 avec l'extension de cette obligation aux écoles élémentaires".

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