La performance énergétique des logements français à l'étude

19/12/2011 à 12:08 - Diagnostic immobilier - Par - Réagir

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Les différentes politiques mises en oeuvre en faveur de la performance énergétique de nos logements sont-elles réellement efficaces ? La réponse est oui si l'on en croit une étude de longue haleine menée et récemment dévoilée par le réseau EX'IM, spécialiste du diagnostic immobilier.

Passant en revue pas moins de 152.951 diagnostics de performance énergétique effectués entre le 1er novembre 2006 et le 31 juillet 2011, EX'IM a rendu publics fin novembre les résultats d'une enquête d'envergure intitulée « La performance énergétique des logements français ». Portant sur les seuls biens immobiliers résidentiels (excluant ainsi les bâtiments publics ou encore les bureaux), l'étude a entrepris la comparaison des performances énergétiques relevées en prenant en considération la taille des logements, leur date de construction (avec près de 60% des biens construits avant 1975), leur localisation géographique ou encore le type d'énergie employée.

Si l'ensemble de notre parc immobilier (quelle que soit l'année de construction) présente désormais une consommation énergétique moyenne de l'ordre de 269,99 kWh/m²/an (classe E selon les critères du DPE), il ressort de cette étude que ce niveau élevé reste surtout alimenté par les faibles performances en la matière des logements datant d'avant 1975 (date d'entrée en vigueur de la toute première Réglementation Thermique). Ces derniers affichent en effet une consommation énergétique moyenne de 301 kWh/m²/an bien au-delà de ce que nos normes actuelles préconisent.

Pour l'heure, les biens immobiliers de type BBC (bâtiment basse consommation) correspondant aux classes les plus performantes (A et B) se font encore extrêmement rares (1,39% de notre parc immobilier), la plupart des logements dits « énergétiquement performants » (31,91%) se contentant en effet d'une classe D. D'une manière plus générale, moins de la moitié de nos logements (45,06%) se sont vus attribuer une classe allant de A à D (contre 54,94% pour les classes énergétiques les plus faibles, E, F et G).

La performance énergétique : une affaire d'âge

Si la performance énergétique ne semble donc pas être encore au rendez-vous, la situation s'est toutefois passablement améliorée au fil des diverses politiques énergétiques mises en place. De 301 kWh/m²/an avant 1975, la consommation est ainsi passée à 224 kWh/m²/an pour les logements construits après cette date puis à 187 kWh/m²/an pour ceux édifiés à partir de l'an 2000 (bien en-deçà de la moyenne nationale de 269,99 kWh/m²/an). Selon l'étude, « la mise en place des dernières réglementations thermiques (RT 2000, 2005 et 2012) permettent déjà de constater les efforts réalisés en termes d'amélioration de la performance énergétique ».

Les petites surfaces consomment plus

Les résultats obtenus et dévoilés par EX'IM nous apprennent également que plus un logement est petit, plus sa consommation énergétique est importante. Les biens disposant d'une superficie supérieure à 100 m² affichent ainsi une consommation moyenne de 233 kWh/m²/an alors que ceux dont la surface oscille entre 50 et 100 m² accusent une consommation de 260 kWh/m²/an. Quant aux logements plus petits (moins de 50 m²), la consommation moyenne qui leur est attribuée s'envole à 315 kWh/m²/an.

Le gaz plus économe que l'électricité

Enfin, l'étude nous renseigne sur l'importance du type d'énergie choisie et sur son impact en matière de performance énergétique. « Une installation électrique sera, à consommation égale, moins bien classée qu'une installation au gaz », nous apprend-on. Dans le détail, un logement disposant d'une installation électrique affichera une consommation de l'ordre de 299 kWh/m²/an alors que le même logement équipé au gaz présentera une consommation moyenne établie à 221 kWh/m²/an. L'étude relativise toutefois cette prédominance du gaz en précisant que « les logements équipés d'une installation électrique émettent trois fois moins en moyenne de gaz à effet de serre que les logements utilisant du gaz ».

Rappelons enfin que la réalisation d'un diagnostic de performance énergétique (DPE) s'impose depuis plusieurs années maintenant comme obligatoire lorsque l'on souhaite vendre ou louer un logement.

Evaluez la performance énergétique de votre logement grâce au diagnostic DPE

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Par zorro -

Comment peut on écrire que "un même logement chauffé au gaz aura une consommation plus faible que s'il est chauffé à l'électricité " ? sachant que la consommation (en KW) dépend uniquement de la température du logement, de la température extérieure et de la construction du bâtiment !

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