Immobilier : les normes d'accessibilité font grimper les prix

13/03/2015 à 12:06 - Diagnostic immobilier - Par - Réagir

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Initiatives des plus louables, les normes d'accessibilité imposées à la construction de logements seraient responsables d'une hausse non négligeable des prix de l'immobilier.

L'accessibilité des logements remise en cause

Rendre chaque logement et bâtiment accessible aux personnes souffrant d'un handicap découle d'une volonté louable mais représenterait également l'un des grands tabous de l'immobilier. C'est en tout cas ce qu'estime Henry Buzy-Cazaux, dans un entretien accordé il y a peu au site Capital.fr. Le président de l'Institut du Management des Services Immobiliers considère en effet que, si les quelques 6000 normes actuellement en vigueur pèsent de façon considérable sur le secteur de la construction, celles concernant l'accessibilité des logements aux personnes à mobilité réduite se révèle être l'une des plus « insupportables » pour les promoteurs mais également pour les candidats à l'achat.

La norme handicap ferait gonfler les prix

« Le consensus de la bonne conscience empêche de dire la vérité. La vérité est que, pour apporter une solution au problème d'une fraction de la population - qui mérite, non la sympathie au sens propre, mais la considération civique la plus haute -, on a créé une obligation qui s'applique à la totalité des logements nouvellement construits », explique Henry Buzy-Cazaux. Selon lui, en imposant la construction de rampes d'accès, de couloirs plus larges ou encore l'aménagement des pièces d'eau, le gouvernement entend certes faciliter la vie de près de 10% de la population mais pénaliserait dans le même temps les 90% restants. Une sanction qui prendrait la forme d'une hausse importante du prix des logements puisque, pour un bien de 3 pièces, le surplus de surface engendré par ces dispositions impliquerait un renchérissement de l'ordre de 7 à 9% de son prix. « L'inflation des prix que le respect de la norme entraîne exclut de l'achat des dizaines de milliers de ménages », regrette-t-il ainsi.

Des propositions pour une accessibilité moins onéreuse

S'il entend dénoncer ici ce qu'il considère être « en tête des sujets tabous » de l'immobilier, Henry Buzy-Cazaux ne souhaite toutefois pas ignorer les difficultés auxquelles sont aujourd'hui confrontés les personnes handicapées en quête d'un logement. Néanmoins, il serait sans doute judicieux d'explorer d'autres voies et de délaisser une application aveugle des normes. A l'accessibilité systématique des logements, il préfère ainsi un concept d'adaptabilité permettant d'aménager un bien immobilier, « dès la livraison ou après », au handicap de son occupant. Celui qui fut délégué général de la Fnaim entre 2008 et 2009 propose également de s'inspirer du modèle allemand et d'instaurer un quota de logements accessibles aux handicapés dans chaque programme immobilier (jusqu'à 17% des logements par exemple).

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