DPE : les logements français ne sont pas performants

09/07/2014 à 15:05 - Diagnostic immobilier - Par - Réagir

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En matière d'économie d'énergie, les logements français seraient loin d'être performants. C'est en substance ce que révèle une enquête réalisée par le ministère de l'Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie.

Le ministère passe les logements français au crible

En avril 2012, le Conseil national de l'information statistique (Cnis) regrettait qu'"aucune source statistique ne traite de la performance énergétique des logements. Un vide que le ministère de l'Ecologie et du Développement Durable a souhaité combler en annonçant, en mai 2013, le lancement d'une vaste enquête visant à évaluer avec précision le comportement énergétique de près de 10.000 logements tirés au sort sur l'ensemble du territoire. Baptisée Phébus (Performance de l'Habitat, Équipements, Besoins et USages de l'énergie), l'enquête comprenant deux volets (un entretien de 45min avec les occupants puis la réalisation d'un DPE) a livré des résultats bien peu élogieux pour le parc immobilier français.

DPE : la moitié des logements sont mal classés

Si l'on en croit les résultats relayés le 2 juillet dernier par le Service de l'observation et des statistiques (SOeS), sans pour autant être de véritables passoires thermiques, plus d'un logement sur deux (53,6%) afficherait une performance énergétique que l'on pourrait qualifier de moyenne (classe D ou E, soit une consommation d'énergie primaire comprise entre 151 et 330 kWh / m² / an). A l'inverse, seul 14% du parc immobilier français peut s'enorgueillir d'être monté sur le podium des économies d'énergie en décrochant l'une des trois premières classes énergétiques (A, B ou C).

Rénovation énergétique : des travaux rentabilisés en 10 ans

Si l'enquête souligne que les logements de petite taille (T1, T2) sont proportionnellement plus gourmands en énergie que les grandes surfaces, elle s'attarde également sur les recommandations émises par les professionnels à l'issue d'un diagnostic immobilier DPE. Récemment mises en cause par le magazine "60 millions de consommateurs" (voir notre article à ce sujet), ces recommandations seraient en moyenne au nombre de 3 et déboucheraient sur la réalisation de travaux de rénovation d'un montant moyen évalué à 6967 euros TTC par logement (pour une économie d'énergie annuelle de l'ordre de 690 euros).

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