Diagnostic de Performance Energétique : les annonces immoblilières ne jouent pas le jeu

20/05/2009 à 00:00 - Diagnostic immobilier - Par - Réagir

DPE: absence notable dans les annonces immobilières
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Il y a un an les grands acteurs de l'immobilier (réseaux d'agences, fédération d'agents immobiliers et membres de la Fédération Française de l'Internet Immobilier) s'engageaient auprès du ministère de l'écologie à faire figurer le diagnostic de performance énergétique (DPE) dans leurs annonces. Acheteurs et loueurs éventuels devaient pouvoir survoler les annonces et connaitre le bilan énergétique des appartements et des maisons aussi facilement que le nombre de pièces qui constituent le logement.

Au bout d'un an, force est de constater que cette information n'apparait que dans moins de 1% des annonces mises en ligne ou en agence. Une des raisons peut provenir de la validité de certains diagnostics. Le diagnostic termites, lorsqu'il est exigé, n'a une validité que de 6 mois. Les vendeurs attendent que la vente se précise pour l'effectuer. Pour pallier ce manque certains diagnostiqueurs proposent d'effectuer tout les diagnostics à l'exception du diagnostic termite et de le réserver au lendemain de la promesse de vente.

Mais la raison principale est la mauvaise image que donne un classement énergétique médiocre ou mauvais. Hors selon une enquête du groupe PAP (Particulier à Particulier) réalisée en 2008 les deux tiers des diagnostics réalisés entre le 1er mai et le 31 août affichaient un classement entre E et G en termes de performance énergétique, soit 12% en G (plus de 450 kWh/m2/an), 20% en F (de 331 à 450 kWh/m2/an) et 34% en E (231 à 330 kWh/m2/an). Pour les logements les plus performants 26% se classent en D (151 à 230 kWh/m2/an), seulement 8% en C (91 à 150 kWh/m2/an) et aucun en A (50 kWh/m2/an) ou B (51 à 90 kWh/m2/an).

L'enquête du groupe PAP montre que logiquement les biens les plus récents sont les mieux classés, la grande majorité de ces biens se trouvant dans la grande ceinture de l'Ile de France. On constate aussi que les maisons particulières sont plus performantes que les logements en copropriété. Il est plus facile d'isoler ses combles que d'en référer à un syndic pour lui demander d'isoler le toit d'un immeuble ou de convaincre ses copropriétaires d'engager des travaux. Par ailleurs les chaudières collectives installées dans les années 70 sont très consommatrices d'énergie et les habitants de ces appartements n'hésitent pas à monter le chauffage, la facture étant partagée par l'ensemble de l'immeuble.

Enfin, le parc locatif est généralement moins performant, la facture énergétique étant supérieur d'environ 10% aux biens proposés à la vente. Les mesures incitatives comme l'éco prêt à taux zéro ou le crédit d'impôt n'ont pas encore trouvées d'écho auprès des propriétaires qui tardent à effectuer des travaux d'isolation qui pourtant valoriseraient leur bien.

Le manque d'information sur le diagnostic immobilier DPE est donc une constante que le gouvernement ne peut ignorer. Si les promesses vertueuses des annonceurs ne sont pas suivies d'effet, il faudra légiférer et rendre l'affichage du DPE obligatoire pour tout bien proposé à la vente ou à la location.

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